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Say Charlotte

Diplômée de l'ENSA (Ecole Nationale Supérieure d'Architecture) de Nantes et de l'ERG (Ecole de Recherche Graphique) de Bruxelles, ma pratique est vite devenue transdisciplinaire, allant du domaine de l'architecture au graphisme, en passant par le design et la vidéo. Avide de nouveauté, c'est toujours avec passion que je me lance dans l'expérimentation. J'excerce aujourd'hui au sein d'une agence de scénographie et suis également disponible pour des projets freelance. N'hésitez pas à me contacter.

и луна, ou 'Et la lune', est une balade onirique sur un extrait de la Bande son de Stalker de Tarkovsky. Film tourné en super 8, une attention particulière a été donnée aux contrastes de noir et blanc ainsi qu'à la recherche de textures.

Images de rendu réalisées au sein d'Eyesight Fashion & Luxury, en collaboration avec Thierry Dreyfus directeur artistique.

Projet réalisé au sein d'Eyesight Fashion & Luxury, en collaboration avec Thierry Dreyfus directeur artistique.

Une nouvelle identité visuelle pour Galeries Joseph déclinée sur affiches, web et catalogue print. Le parti pris graphique prend sa source dans la spécificité de la marque : sa pluralité. En effet, Galeries Joseph n'est pas un lieu unique mais bien 18 galeries dans le quartier du Marais. Ces dernières se matérialisent et se localisent par des points sur une carte. L'esthétique fait écho à ses espaces blancs, purs et vierges, prêts à accueilir vos expositions.

Passionnée de David Lynch, ce projet est l’occasion de se nourrir d’un cinéma sombre, étonnant mais profondément esthétique. Le livre, par toutes ses facettes doit incarner l’artiste, de la couverture noir velours, au papier gris graineux, en passant par une typographie radicale et une narration intuitive, profonde et absurde. Le rideau s’ouvre et David Lynch s'exprime : ‘‘Every time you do something like a painting or whatever, you go with ideas. And sometimes the past can conjure those ideas and color them.’’ Le concept a été énoncé, mon travail est de confronter son oeuvre cinématographique à sa propre vie. Je révèle alors une multitude de liens, de l’anecdotique au plus flagrant. L’édition, construite tel un film, fait cohabiter la voix de l’artiste narrant son histoire avec des images pleine page, captures d’écrans de ses films. La voix de ses personnages viendront aussi lui faire écho.

Univers froid, univers sombre, inspirée d’un courant musical russe, la typographie se teinte de cyrilique. Elle coule tel le sentiment nostalgique de la dark et de la cold wave tout en restant rigide, marquée par le bruit mécanique de l’URSS. Dans une logique constructive rationalisée, elle s’affine tout de même ponctuellement pour trouver son élégance. Elle s’inspire alors de la grace magestueuse d’une architecture reflétée dans les photographies de Thierry Mugler.

"C’est toujours la même sidération qui saisit celui qui les regarde : il n’est pas au spectacle, mais il fait une expérience qu’il éprouve comme bouleversante, ce qui le plus souvent le prive de mots pour formuler cette épreuve" Sophie Lacroix. L’expérience de la ruine, tente ici d’être relatée par l’image. Des photographies d’univers en friches sont alors fragmentées par la trame de la sérigraphie, décomposées par les seuils, partiellement détruites par le zoom. Violence, chaos et prédominance du noir sont à l’oeuvre. Ce noir n’est d’ailleurs pas anodin, il est l’oubli laissé par le temps ou encore l’ombre présente dans les interstices de la matière rugueuse, en opposition à la clarté de la surface lisse et neuve. Cette couleur dramatique est d’ailleurs très présente dans les représentations romantiques de ruines et notamment avec les gravures de Piranèse.

Le temps, par définition, est insaisissable. Pourtant, par la photographie ou la vidéo, on cherche à l’arrêter, à le capter. Cette trace du temps sert ensuite de mémoire ou de témoin d’une époque... Ici, l’idée est de perturber la notion du temps par un format, un support, et un sujet. En effet, le film super 8, inventé en 1965, renvoi dans notre imaginaire au passé. Cette idée est ensuite renforcée par le choix d’une pellicule périmée depuis 1994. Pour finir, la ruine, intemporelle, ne peut nous donner d’indices sur le contexte du tournage.

Publication des projets Double Peau, Parenthèse et Impression Latex dans le Etapes magazine N°352 "Ecoles d'art et de design 30 diplômes", octobre 2019.

Exposition des projets Double Peau, Parenthèse et Impression Latex à l'ENSA Nantes en juillet 2019.

Liquide puis solide, la matière se transforme, prend forme. Elle coule, s'étale et prend l'empreinte de son support. Non usuels, improbables, le silicone et le latex viennent habiller le corps. Organiques ou futuristes, noirs ou blancs, lisses ou rugeux, les vêtements se distinguent mais se lient au sein de la collection Double Peau.

Dans l’opacité d’un hors-lieu, dans la noirceur d’un hors-temps, elle éclaire le parcours du visiteur. Cette lampe s’inscrit dans une installation en devenir, une pause, un projet éphémère, faisant dialoguer espace, patrimoine et temporalité. Le néon s’enveloppe d’une protection de silicone, étanche, résistante au choc, prêt à traverser le temps. Sa translucidité vient diffuser avec douceur la lumière. Éteint, les imperfections et la brillance de la matière en font la réplique d’un poteau de marbre. Pourtant, la sérendipité l'a rendue souple, incroyable mystère, surprise ludique. Amusé, intrigué, on la touche, on la manipule, on rend flexible ce qui ne l’était pas.

Apparu dans le projet Double Peau, le latex se répend pour envahir et explorer l'univers de l'impression. Nouvelle matière, nouveau médium, nouvelles possibilités... Doux, souple et flexible, il s'étend, s'affiche, recouvre ou revête. Ton sur ton, la lumière et les ombres viennent révéler à l'oeil les lettres en reliefs et le doigt qui les parcours les lie autrement.

Cette micro-édition me donne l'occasion d'expérimenter de nouveau les possibilités étonnantes du latex. Ici, c'est la reliure qui est le sujet de l'expérience. La flexibilité et la resistance de la matière permettent l'ouverture totale et sans résistance de l'ouvrage. De plus, aucun minimum de page n'est nécessaire pour ce dos carré colé rapide et efficace.

Réalisés artisanalement selon la méthode de saponification à froid, les savons dragon&dragon sont composés de produits 100% naturels et issus de l’agriculture biologique. La sélection de ces derniers est faite avec soin pour en faire le savon idéal, hydratant, relaxant et esthétique. Brut, le savon Blanc Ylang ou Noir Gingembre est accompagné de son pakaging minimaliste au format simple ou double.

Silence plateau, moteur son, moteur image, ACTION ! Dans la Lune c’est 3 mois de conception et 1 mois de construction pour 2 jours de tournage. C’est une équipe de 20 étudiants embarqués dans la grande aventure d’un décor de cinéma pour Marc Caro. Projet d’envergure, enjeux concrets, commande directe et défis techniques... Expérience unique ! Pour son prochain projet, le réalisateur veut explorer le cinéma immersif à travers le huis clos d’une navette spatiale. Il s’agira donc de créer un décor à 360°. Et on n’aura pas fini de tourner la tête car le vaisseau se compose de podes qui tournent et s’animent. La gravité est perturbée, le mur devient le sol, le sol devient le plafond... Le mobilier arpente les parois comme il peut, dans un grotesque steam punk.

Au sein d’un nouvel espace cubique, au milieu d’un vide conceptuel, entouré d’une structure métallique, flotte un nouvel espace 2D, plan. Le tissu qui le compose, par sa souplesse et sa fluidité, s’enroule autour de bras d’acier. Minimal, sans invitation apparente, c’est au visiteur de s’approcher et tel un explorateur d’y trouver une entrée. C’est à l’habilité, la force et la souplesse du corps que l’espace s’expand et qu’une nouvelle dimension est créée. L’espace n’est dorénavant plus un plan mais un volume mouvant, en perpétuelle métamorphose. Aspiré par cet univers singulier, coupé du monde extérieur familier, l’expérimentation commence. Plongé dans une balade immersive et sensorielle. Le déplacement est étrange, difficile mais agréable, guidé par une gravité affaiblie et un médium souple, extensible. Dans une agréable douceur soporifique et dans une flexibilité envoûtante, le corps finit par s’asseoir ou s’allonger pour profiter du spectacle visuel. Telle une rêverie psychédélique, la matière de verre vient décomposer la lumière. Réfléchie et devenue spectre multicolore, elle se meut et accompagne son univers perturbé.

Installation vidéo pour l'exposition Evanessance à la Galerie Loire de Nantes.

Dans l’opaque tension d’un rouge obscur, le long de bruits stridents, le corps se déplace, évolue. Où est-il, que fait-il, que pense-t-il ? Lui-même ne le sait pas. Il est quelque part, dans une pensée lointaine où ses sens aveugles, avides de raison, errent et se questionnent. Mais en vain, il ne sait plus si il est réel.

Dans l’ouest de l’Allemagne, la ville de Gelsenkirchen souhaite valoriser son patrimoine industriel par le biais de projets culturels. Grandes friches et structures atypiques de l’industrie du charbon deviennent le centre d’un parcours scénographique, d’une promenade nocturne, d’un voyage dans le temps. Le long de ce chemin s’assemble et se monte une architecture modulaire faite de conteneurs qui accueilleront projections de films artistiques et historiques ainsi qu’un bar ou encore un observatoire. Cette nouvelle architecture de métal s’intègre alors parfaitement dans notre contexte industriel.

L’école de danse se tient comme une masse, noir, opaque. Les larges murs en pierre de lave stoppent la curiosité du passant qui se doit d’approcher, d’entrer dans cette architecture pour comprendre sa géométrie, son plan, son code. Les pistes sont révélées puis brouillées, c’est un véritable labyrinthe que l’on doit traverser. La routine s’estompe, l’imagination est stimulée, la créativité déborde. A chaque tournant une nouvelle surprise. Devant la radicalité, la pureté de ses formes, l’esprit est libre.

L’école de danse se tient comme une masse, noir, opaque. Les larges murs en pierre de lave stoppent la curiosité du passant qui se doit d’approcher, d’entrer dans cette architecture pour comprendre sa géométrie, son plan, son code. Les pistes sont révélées puis brouillées, c’est un véritable labyrinthe que l’on doit traverser. La routine s’estompe, l’imagination est stimulée, la créativité déborde. A chaque tournant une nouvelle surprise. Devant la radicalité, la pureté de ses formes, l’esprit est libre.

A coté de la ville, dans une nature protégée, il n’y a rien, ou presque... Une vue magnifique, un relief incroyable et de vieux rails de train. Prenons avantage de ces éléments qui nous sont offerts. Créons une piste cyclable pour rejoindre la «Loire à vélo». Sur ce chemin, nous avons le nécessaire pour les touristes : un hôtel, un restaurant, un garage à vélo et un observatoire qui nous permet de traverser la falaise. Dans un souci d’économie et de respect de la nature, tout est fait au plus simple. Ainsi, cette architecture, ce paysage, cette beauté est accessible à tous.

Le sol se parcourt, se traverse, se ressent. La matière sous nos pieds, solide, stable, lisse... Perturbons cette vision. Sur quoi marche-t-on ? La question ne se pose jamais, là si. On ne marche plus, on pratique, on ressent la matière et on bouscule les certitudes. Placé dans la continuité d’une marche, il forme l’illusion d’un élément déjà présent. Dalle n°30, 30 dalles carrées qui semblent identiques, incarnent en réalité 4 systèmes : des dalles molles, roulantes, basculantes et dures. Le marcheur est surpris, déséquilibré, leurré par un décor dans une réalité.

Spacieux, ouvert, partagé, c’est un nouveau mode d’habiter. Une colocation à 164 où vous ne louez pas un appartement mais 3145 m² sur 15 étages avec une chambre et une salle de bain individuelle pour préserver l’intimité. Empruntez l’escalier et gravitez autour du bâtiment pour atteindre différents niveaux flottants dans une volumétrie généreuse et lumineuse. Ces espaces se déclinent à chaque palier pour offrir différents usages. Chaque habitation aura alors accès à des cuisines, des espaces de travail, des salons, un jardin ou encore des espaces sportifs ou culturels. De l’intérieur comme de l'extérieur, c’est une effusion de vie qui est visible. C’est un dynamisme, c’est un flux, c’est FLUXUS.